Pendant longtemps, les recruteurs ont principalement évalué les candidats à travers leur diplôme, leur expérience professionnelle ou leurs compétences techniques. Si ces éléments restent importants, ils ne suffisent plus à eux seuls pour garantir la réussite dans un poste.
Face aux évolutions des métiers, à la transformation des organisations et aux nouveaux modes de travail, les entreprises accordent aujourd’hui une attention croissante aux soft skills, également appelées compétences comportementales. Communication, adaptabilité, autonomie ou encore travail en équipe sont devenus des critères déterminants dans de nombreux recrutements.
Que sont les soft skills ?
Les soft skills regroupent l’ensemble des compétences comportementales et relationnelles mobilisées dans un contexte professionnel.
Parmi les plus recherchées, on retrouve notamment :
- la communication ;
- l’esprit d’équipe ;
- la gestion du stress ;
- l’autonomie ;
- l’adaptabilité ;
- la capacité à résoudre des problèmes ;
- l’organisation ;
- la prise d’initiative.
Contrairement aux compétences techniques, les soft skills peuvent être mobilisées dans de nombreux métiers et secteurs d’activité.
Pourquoi les entreprises s'y intéressent davantage ?
Les métiers évoluent rapidement. Les outils, les procédures et les technologies changent régulièrement, obligeant les professionnels à s’adapter en permanence.
Dans ce contexte, les entreprises recherchent des candidats capables :
- d’apprendre rapidement ;
- de travailler avec différents interlocuteurs ;
- de gérer des situations imprévues ;
- de s’intégrer dans une équipe ;
- de faire preuve de réactivité.
Ces qualités peuvent faire la différence entre deux candidats possédant un niveau technique similaire.
Un enjeu dans de nombreux secteurs
Les soft skills occupent aujourd’hui une place importante dans des secteurs tels que le transport, la logistique, le BTP, la prévention ou encore l’industrie.
Par exemple, un conducteur routier doit non seulement maîtriser son véhicule, mais également gérer les imprévus, communiquer avec les clients et respecter des contraintes organisationnelles parfois complexes.
De la même manière, un préparateur de commandes, un chef d’équipe ou un technicien de maintenance mobilisent quotidiennement des compétences comportementales en complément de leurs savoir-faire techniques.
Une compétence au service de l'employabilité
Pour les candidats, développer leurs soft skills représente un véritable levier d’employabilité.
Les recruteurs recherchent des professionnels capables de s’adapter à leur environnement de travail et de collaborer efficacement avec leurs collègues, leurs clients ou leurs partenaires.
Les compétences comportementales contribuent également à faciliter l’évolution professionnelle. Elles sont souvent associées à une meilleure intégration dans l’entreprise, à une plus grande autonomie et à une capacité accrue à évoluer vers de nouvelles responsabilités.
Quel rôle pour les organismes de formation ?
Les organismes de formation ont un rôle essentiel à jouer dans le développement des soft skills.
Si certaines compétences comportementales se développent naturellement à travers l’expérience, elles peuvent également être travaillées dans le cadre d’activités pédagogiques adaptées :
- travaux de groupe ;
- mises en situation ;
- simulations professionnelles ;
- projets collaboratifs ;
- retours d’expérience.
L’objectif est d’aider les apprenants à prendre conscience de ces compétences et à les mobiliser dans un contexte professionnel.
Cas pratique : des compétences techniques qui ne suffisent pas toujours
Une entreprise spécialisée dans le transport rencontrait des difficultés à fidéliser certains collaborateurs pourtant parfaitement qualifiés sur le plan technique.
L’analyse menée avec les responsables d’équipe a mis en évidence plusieurs difficultés liées à la communication, à la gestion des priorités et à l’adaptation à certaines situations imprévues.
Les recrutements suivants ont davantage intégré l’évaluation des compétences comportementales lors des entretiens et des périodes d’intégration.
Cette démarche a permis d’obtenir une meilleure adéquation entre les profils recrutés et les exigences réelles du poste, en prenant en compte à la fois les compétences techniques et les soft skills.
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